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BUDGET

Ce que coûte vraiment une chasse en Roumanie en 2026

La plupart des tarifs s’arrêtent au séjour. Voici la facture entière, ligne par ligne, et ce qu’elle donne face aux pays que vous envisagez sans doute aussi.

Romania Hunting4 min de lecture

Sanglier après la chasse, carabine, jumelles et chapeau posés en travers
Un sanglier dans l’herbe et le matériel qui en est venu à bout. Le séjour paie la journée ; les défenses fixent la taxe de tir.

Les deux chiffres sur lesquels repose tout devis roumain

Tout organisateur roumain sérieux chiffre une chasse en deux temps, et comprendre ce découpage vous évite l’erreur de budget la plus répandue. Le séjour constitue la part fixe : les journées sur le terrain, l’hébergement, la pension complète, l’autorisation de chasse roumaine, les déplacements à l’intérieur du territoire de chasse et un interprète. La taxe de tir est la part variable, et elle ne se connaît qu’une fois l’animal à terre et mesuré – au poids de la coiffure pour le cerf et le chevreuil, à la longueur des défenses pour le sanglier, en points C.I.C. pour le chamois, le mouflon et l’ours.

C’est sur ce second chiffre que les budgets dérapent. Un séjour de 3 jours au cerf à 1 420 € paraît raisonnable, jusqu’au moment où l’on se rappelle que le cerf pour lequel vous êtes venu – une coiffure de 8–9 kg – porte une taxe de tir de 2 700 €, et qu’une tête de 10 kg passe à 3 500 €. La seule façon honnête de lire un tarif roumain, c’est : séjour + la tranche de trophée que vous visez réellement.

Un budget chiffré : trois voyages réels

Trois programmes établis d’après nos propres barèmes publiés, vols exclus puisqu’ils dépendent de votre aéroport de départ.

VoyageSéjourTaxe de tir et fraisÀ prévoir en plusTotal sur place
Approche de 3 jours au brocard, brocard de classe médaille (401–450 g)1 420 €700 € + 50 de permis + 50 de préparationTransfert aéroport ~100, pourboires ~100≈ 2 420 €
3 jours de battue au sanglier, un keiler de 16–18 cm1 720 €750 € + 50 de préparationTransfert ~100, pourboires ~150, gilet fluo prêté≈ 2 770 €
Approche de 3 jours au cerf pendant le brame, cerf de 9–10 kg1 420 €3 500 € + 50 de permis + 50 de préparationTransfert ~100, pourboires ~150≈ 5 270 €

Ce tableau dit deux choses. D’abord, sur une sortie au petit gibier ou aux prédateurs, l’essentiel de la dépense tient dans le séjour ; sur un voyage au cerf ou à l’ours, dans la taxe de tir. Ensuite, les frais « cachés » sont modestes et prévisibles : un transfert depuis l’aéroport si vous en souhaitez un, les pourboires du guide et des traqueurs, et vos munitions sur les journées de gibier à plume.

Cerf des Carpates déposé sur des branches de sapin après la chasse
Un cerf de 9–10 kg sur le tapis de branches : selon notre barème, cette seule coiffure vaut 3 500 €, soit plus du double du séjour de 3 jours.

La Roumanie face à ses voisines

Chiffres indicatifs relevés dans les tarifs 2025–26 publiés dans la région ; les écarts d’un organisateur à l’autre sont réels, : tenez ces chiffres pour des fourchettes et non pour des devis.

  • Hongrie – la destination classique du cerf d’Europe centrale. Les tarifs journaliers avoisinent ceux de la Roumanie, mais les taxes de tir d’un cerf médaillé s’affichent couramment entre 6 000 et 12 000 € pour une médaille d’or, et les meilleurs domaines demandent davantage. La Hongrie l’emporte par les infrastructures et par l’organisation des battues au sanglier ; la Roumanie, sur le prix au kilo de coiffure et sur des territoires sauvages, sans clôture.
  • Pologne – solide pour la battue au sanglier et pour le chevreuil, avec des brocards souvent tarifés aux points C.I.C. entre 300 et 1 500 €, et des sangliers à la longueur des défenses, à des niveaux voisins des nôtres. Les forêts domaniales polonaises sont bien organisées ; le terrain carpatique, lui, est plus vaste et plus raide.
  • Écosse – un tout autre modèle : un forfait journalier de 400 à 900 GBP environ pour un stalker et le territoire, en général un cerf par jour, et aucune taxe de tir, parce que les cerfs des Highlands atteignent rarement le poids d’une médaille. Moins cher pour un cerf représentatif, sans comparaison possible pour une tête de 10 kg.
  • Espagne et Autriche – les monterías espagnoles se négocient de 3 000 à 8 000 € par fusil pour une journée à tableau mêlé et fourni ; en Autriche, chamois et cerfs se tarifent à la classe C.I.C. et se situent nettement au-dessus des barèmes carpatiques.

La logique d’ensemble : sur les animaux représentatifs, la Roumanie se tient dans la moyenne ; sur le cerf, le chamois et l’ours de classe médaille, elle reste systématiquement la moins chère des grandes destinations européennes, parce que les populations y sont nombreuses, sauvages et peu chassées.

Ce que le séjour ne couvre jamais

Quel que soit l’organisateur, prévoyez à part : les vols et le transfert depuis l’aéroport ; la location d’une carabine ou d’un fusil si vous ne voyagez pas avec les vôtres ; les munitions sur les journées de gibier à plume ; les boissons alcoolisées ; les pourboires (une journée de battue au sanglier mobilise un guide, un conducteur de chiens et une ligne de traqueurs) ; et la taxe de tir, la préparation du trophée et les formalités d’exportation. Sur les espèces roumaines soumises à quota – ours brun, loup, lynx –, la taxe de tir n’est annoncée qu’une fois la dérogation délivrée, et aucun acompte n’est encaissé avant. Nos Règles et conditions détaillent l’acompte (30 %, au moins 40 jours avant la chasse) et les modalités d’annulation.

Où se trouve la vraie valeur

Si vous optimisez la dépense, la réponse manque de panache : l’approche du brocard et les journées de gibier à plume. Deux jours d’approche avec un brocard représentatif reviennent à moins de 1 600 € sur place, et les journées à la caille, à la foulque ou au canard, à 10 € la pièce, restent la chasse au gibier à plume accompagnée la moins chère de l’Union européenne. Si vous optimisez le trophée par euro dépensé, ce sont le brame de septembre et le chamois – les deux chasses où les Carpates devancent tous leurs voisins, sur la qualité comme sur le prix. Si c’est le récit que vous cherchez, c’est l’ours, et le récit commence par un permis.

Brocard d’été couché dans le chaume sec après une approche matinale
Un brocard d’été après une approche matinale : le voyage au grand gibier le moins cher du calendrier, moins de 1 600 € sur place.

QUESTIONS

Questions fréquentes

La taxe de tir est-elle comprise dans le prix du séjour ?
Non, sur aucune chasse roumaine. Le séjour couvre la chasse, l’hébergement, la pension, les permis, les déplacements sur le territoire et l’interprète ; le trophée est mesuré après la chasse, puis facturé selon le barème publié pour l’espèce.
Quel acompte demande une chasse en Roumanie ?
Chez nous, 30 % du total estimé, à régler au moins 40 jours avant la chasse ; une annulation avec un préavis d’au moins 30 jours est sans frais. Les espèces sous quota (ours, loup, lynx) ne donnent lieu à aucun acompte tant que le permis n’est pas délivré.
La Roumanie est-elle moins chère que la Hongrie pour le cerf ?
Pour les cerfs de classe médaille, oui le plus souvent : la population carpatique est nombreuse et sauvage, et les barèmes s’indexent sur le poids de la coiffure plutôt que sur le prestige du domaine. Pour un cerf représentatif, les deux pays se tiennent.
Quels pourboires laisser en Roumanie ?
Il n’existe pas de règle fixe. Nos hôtes laissent couramment 50 à 100 € par jour au guide lors d’une approche, et une somme commune pour le conducteur de chiens et les traqueurs sur une journée de battue.

Découvrez chaque séjour et son barème de taxes de tir

Les 22 chasses, chacune avec le prix du séjour et le barème complet des taxes de tir, sur une seule page.